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Destination Eurovision 2019 – Entretien Exclusif avec Pascal Guix, Producteur

Au moment où sont bouclés les derniers enregistrements de The Voice et avant d’entamer la préparation de Destination Eurovision, Pascal Guix le producteur de la sélection française nous a été présenté par Bruno Berberes et a gentiment accepté de nous recevoir et de répondre à quelques questions. Au travers de cet entretien vous découvrirez que la production a à cœur de proposer une émission qui plaise à la fois à l’ensemble du public de France 2 et aux fans de l’Eurovision.

Bonjour Pascal, peux-tu te présenter à nous, et nous parler de ton parcours et comment tu es devenu producteur de The Voice, la plus belle voix et de Destination Eurovision ?

Je m’appelle Pascal Guix. Je viens d’avoir 40 ans et j’ai toujours plus ou moins travaillé en télé. A vrai dire j’ai commencé dans le spectacle et je me suis retrouvé assez vite en télé. J’ai été essentiellement journaliste, je faisais un peu de castings et beaucoup d’éditos au début, puis le hasard de la vie a fait que j’ai travaillé dans une émission musicale, The Voice, dès la première heure. J’ai beaucoup travaillé et j’ai gravi petit à petit les échelons et je me suis retrouvé producteur de The Voice avant de devenir producteur de Destination Eurovision et l’histoire est belle.

Quel est le menu de Destination Eurovision 2019 et le programme de ce que vous allez nous proposer au cours de ces trois grandes soirées ?

On a la chance d’avoir un casting de chansons impeccable c’est-à-dire qu’on a de tout. C’est très varié et il y a différentes énergies. L’objectif de cette saison 2 de Destination Eurovision est d’exploiter toute cette diversité. On va ainsi pouvoir avoir de l’émotionnel et de l’intimiste tout comme on va avoir du spectaculaire, et pour moi c’est ça aussi l’Eurovision, de la diversité dans les émotions et dans les visuels.

L’objectif est de faire en sorte que le téléspectateur devant Destination Eurovision en prenne plein la vue et plein les oreilles et qu’à tout moment il soit stimulé. Ce qui est inhabituel dans le paysage audiovisuel français, c’est que pour la première fois on fait passer à la télévision des chansons qui ne sont pas connues. Et ça c’est un vrai pari que France 2 a voulu prendre. Certes, c’est avec le prisme de l’Eurovision qui est une marque extrêmement puissante et extrêmement forte, mais oser faire ça c’est quelque chose d’assez nouveau. Il faut divertir les gens avec des chansons qui ne sont pas forcément connues, qui n’ont pas effleuré leur oreille à maintes reprises. C’est plus facile de mettre à l’antenne des chansons qui passent régulièrement en radio que de mettre des chansons qui ne passent pas encore à la radio. Donc objectif double : d’abord divertir les téléspectateurs, puis faire en sorte que les chansons deviennent des tubes et puissent aller le plus loin possible à la fois à l’Eurovision pour celle qui va être sélectionnée et pour les autres qu’elles puissent avoir leur petit succès, leur petit chemin, et ainsi aider les artistes à avancer dans leur carrière.

Exclusif ! Entretien avec Pascal Guix, le producteur de Destination Eurovision : « On se bat pour que cette émission soit belle et de qualité »

Quelle est la place des trois experts dans le programme ?

Ils ont une place consultative. Ils vont donner leur avis mais ils ne donneront pas de points. Étant donné qu’on est en direct, on a voulu donner un peu plus de place au vote du téléspectateur et je pense que c’est mieux. Non pas que le vote des jurés l’an dernier ait court-circuité le vote des téléspectateurs, parce que je pense que ça s’est assez bien reflété dans le vote des téléspectateurs. Mais il est vrai que le fait d’être en direct a complètement changé la donne et ce qui est bien et ce qu’on aime c’est que ce soit le public qui prenne le pouvoir avec les jurés internationaux qui ont plus l’habitude de ce genre de chose et dont l’avis serait ainsi le reflet de ce que pourrait donner le gagnant de Destination Eurovision à l’Eurovision justement.

 

Est-ce qu’il y aura des reprises et des covers comme l’an dernier ?

Tout à fait. Le but de ces covers est de présenter les artistes, même si certains sont connus et n’ont pas besoin d’être présentés. On trouve ça bien que les téléspectateurs les découvrent à travers un titre assez connu. Ça permet aussi de montrer la créativité de chacun et de voir comment il s’adapte à cet exercice. C’est toujours intéressant comme travail. Certains y sont habitués d’autres pas. Mais en tout cas ça permet d’avoir une première idée de l’artiste avant de découvrir la chanson et d’avoir vraiment toutes les clés en main pour se dire Je viens d’entendre ce qu’il a fait sur sa cover et je suis curieux de voir ce qu’il va faire dans un titre inédit, dans son titre à lui. Et on a je crois un panel assez large pour pouvoir voter.

 

Est-ce que nous aurons aussi des invités et des surprises ?

Les surprises resteront des surprises et je n’aurai pas de nom maintenant. On y travaille. Sur la finale on a envie de garder cette énergie qu’on a eu l’an dernier avec des invités qui sont venus chanter avec nos artistes. C’était un autre exercice avec l’idée de ne jamais être répétitif et de toujours essayer de créer quelque chose de nouveau et d’avancer, d’aller stimuler le téléspectateur pour que devant son écran il se dise Waouh ! Je passe une belle soirée. Et comme j’ai passé une belle soirée avec Destination Eurovision ça me donne encore plus l’envie de regarder l’Eurovision. C’est du gagnant-gagnant.

 

Au niveau des points quel sera le format ? Comme l’an passé juré par juré et puis on balance le résultat du télévote du dernier au premier avec une montée du suspense ?

L’adrénaline va être là. Effectivement c’est tellement redoutable ce qui a été créé sur l’Eurovision en termes de points qu’on ne peut pas se passer de ça et on ne veut pas se passer de ça. Chaque juré international va égrainer ses points et on aura un classement à l’issue du vote du jury international, mais tout pourra basculer avec le vote du public. Rien n’est jamais gagné, rien n’est jamais acquis et la surprise peut arriver. In fine tout peut basculer. Ce type de bascule assez incroyable peut arriver et cette adrénaline peut donner quelque chose de fou.

 

Qu’est-ce qui fait que Destination Eurovision 2019 sera encore plus fou que Destination Eurovision 2018 ?

On procède à beaucoup de changements. On a parlé des experts et de la plus grande part qui est offerte aux téléspectateurs pour pouvoir voter. C’est une chose mais surtout on change complètement le plateau. Il va y avoir une possibilité de mise en scène qui va être multipliée par deux ou par trois L’an dernier on avait un plateau certes très joli mais qui n’était pas facilement malléable. Cette année on a tout repensé de fond en comble pour que justement chaque artiste qui vient puisse proposer quelque chose de puissant et de plus personnalisé. C’est comme ça qu’on l’a pensé. Il est en train d’être construit. J’ai de jolis dessins dans mon bureau qui me donnent envie et maintenant on va voir ce que ça va donner en vrai, en live.

L’objectif est d’avancer et de faire en sorte que Destination Eurovision devienne une vraie marque que tout le monde attend. Évidemment pour les fans de l’Eurovision, parce que je pense que ça a été quelque chose d’extraordinaire pour cette communauté que j’ai découvert avec la saison 1 et qui est vraiment là, à la fois puissante et très investie et ça s’est génial. On a aussi envie que les téléspectateurs qui sont moins assidus de l’Eurovision puissent le devenir et qu’il y ait une montée en puissance à la fois artistique et dans l’engouement que peut susciter l’Eurovision.

 

Est-ce qu’un programme comme Destination Eurovision peut s’installer dans le paysage audiovisuel français ?

J’espère. En tout cas on fait tout pour. Honnêtement on se bat pour que cette émission soit belle et de qualité. On est très fier du casting des chansons et des artistes qui participent. On se donne énormément de mal avec Bruno Berberes et toute la production de ITV, avec France 2 et on se donne les moyens de faire quelque chose de beau et qui donnera envie de revenir l’année prochaine. Nous, on y croit dur comme fer. Par ailleurs on nous a aussi indiqué que les artistes chanteront en PBO (playback orchestre) avec la possibilité d’avoir des chœurs enregistrés.

Un grand merci à Bruno Berberes pour avoir permis cet échange et à Pascal Guix pour avoir répondu avec gentillesse à nos questions. Si vous n’aimez pas lire, voici le mp3 de cette interview :

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Eurovision 2007, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 Destination Eurovision 2018