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En Direct de Tel Aviv – La France fait forte impression !

La France a déboulé à l’Eurovision et elle a fait fort. En cette fin de vendredi après-midi, alors que presque tout s’arrête en Israël, le centre de presse est en ébullition car le Big 5 débarque à l’Eurovision. Et il a craqué pour la France. Trois passages et trois applaudissements nourris. C’est un bon signe !

La prestation française a impressionné et Bilal Hassani a réussi là où Madame Monsieur a échoué l’an dernier : faire passer le message de son titre. Au départ la caméra est sur le visage de Bilal qui se transforme grâce à un effet visuel. Puis le jeune homme s’avance sur scène et au moment du refrain, une danseuse déboule. Une danseuse très spéciale, car en surpoids et donc très loin des standards de la profession. Et elle entame une danse virevoltante au côté de Bilal et avec lui. Puis au début du second refrain c’est une autre danseuse dont on devine qu’elle est sourde qui prend la place de la précédente. Le visuel contient des mots et des images qui permettent au public de comprendre de quoi il s’agit : chacun peut mener sa vie comme il l’entend et réaliser ses rêves, peu importe qui il est et comment il est.

 

La journée avait démarré avec les secondes répétitions, celles des deux derniers participants de la première demi-finale et celles de la première moitié de la seconde demi-finale. Nous avons donc commencé avec la Grèce et sa Katerine Duska qui a la manie de chanter avec le micro relevé devant son visage, ce qui fait qu’en télé comme en photo on ne la voit pas. Et pour moi ça a gâché encore plus une performance que je trouve moyenne avec une mise en scène que je ne comprends pas avec deux escrimeuses le tout devant un mur de fleurs.

Du côté de Saint-Marin c’est très sympa, coloré et dansant (les danseurs sont remarquables), mais il y a toujours le problème de la voix de Serhat qui aurait dû penser à embaucher un choriste pour le soutenir. Finalement LE grand enjeu de cette première demi-finale est de savoir s’il va se qualifier ou pas.

Puis on a attaqué la seconde demie avec une prestation arménienne bien sombre et à laquelle il manque des danseurs. Très moyen tout ça et une Arménie qui va devoir batailler pour accéder à la finale.

La prestation suisse est une bonne performance Eurovision. C’est pas extraordianaire mais c’est très bien. Perso j’ai beaucoup aimé. Luca Hänni est un excellent performer qui sait bien bouger et accroche la caméra. Un bon classement en vue ? Probablement. Une victoire ? Sans doute pas.

L’Irlande est sympa avec une mise en scène très colorée qui fleure bon l’Amérique des années 50. Pour autant la chanson est oubliable et passer en numéro 2 porte la poisse. C’est compliqué pour l’Irlande à mon avis.
La Moldave nous propose una ballade typiquement Eurovision. Anna est accompagnée de sa copine qui dessine avec du sable sur un écran mais c’est du fake. Le visuel a été péalablement enregistré. Alors next !
La Lettonie est ennuyeuse. Ils feront leurs valises jeudi soir. Qu’ils profitent bien des soirées et de l’Open Bar d’ici là.

La Roumanie est pas mal avec visuel très réussi et coloré qui alterne les ambiances froides et chaudes. Si la chanson n’est pas accrocheuse, la prestation l’est avec deux danseurs charismatiques et talentueux.

Le Danemark est toujours aussi mignon. Léonora et ses quatre amis assis sur leur chaise géante peuvent espérer se qualifier en finale.

La Suède c’est toujours Waouh ! Dans la salle comme à l’écran. Vocalement c’est énorme. Pour moi c’est évident, ce sera le numéro un des jurys ou alors le mot professionnel n’a plus de sens. Reste à John Lundvik à convaincre le public et ça c’est plus compliqué bizarrement.

On a fini par l’Autriche, avec Paenda et sa chanson qui ennuie tout le monde sauf Ethan. Oui, l’Ethan d’eurovision69.com qui adore le Melodifestivalen et les chanteuses shlagger !

Place au Big 5 et au pays organisateur, Israël, qui a débuté la dernière partie de la journée. C’est sur écran de la salle de presse que nous avons découvert les prestations.
Jolie prestation israélienne, émouvante, dans une atmosphère sombre mais avec de belles lumières où Kobi évolue avec quatre choristes. Militant pour que les choristes soient présents sur la scène je ne vais pas m’en plaindre. C’est bien après la chanson on aime ou on déteste.

Après la France nous avons eu le très sympathique Espagnol Miki qui évolue dans une mise en scène un peu étrange façon l’Académie des Neuf, un jeu télé des années 80, où Miki et ses cinq danseurs démarrent chacun dans 6 boxes disposés sur deux niveaux, avant de débouler à l’avant de la scène pour une prestation évidemment dansante où on aperçoit (pourquoi ?) un mannequin géant blanc, sur fond de feu d’artifice coloré. Sympa. Mais finalement les boxes et le géant sont de trop.
Puis nous avons eu l’Italie. La prestation de Mahmood est honnête mais sans plus. Accompagné de trois danseurs il déroule son Soldi avec vocalement moins d’assurance qu’espéré (il est un peu malade parait-il) et sur le visuel on aperçoit son visage qui se déchire laissant apparaître sa photo enfant. Il y a aussi des dollars qui brûlent qui sous-entendent que l’argent n’achète pas tout. Pas très clair tout ça et pas vraiment du niveau d’un favori.

A part les photos vous n’aurez rien des représentants du Royaume Uni et de l’Allemagne que j’ai manqué pour cause de service commandé : la conférence de presse de Bilal. Une conférence de presse où les journalistes ont voulu en savoir plus sur les deux danseuses la ballerine Lizzy Howell et l’autre, mal entendante, originaire de Taïwan. Quant à Bilal, il a été parfait répondant avec à propos à toute les questions et dans un anglais parfait. On peut être fier de notre représentant !

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Eurovision 2007, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 Destination Eurovision 2018