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En direct de Tel Aviv : La Suisse aurait pu mieux faire et la Suède se pose en gagnant potentiel

Troisième journée de répétitions ce lundi 6 mai. Et ça commence bien mal puisque pour le premier passage de l’Arménie on n’a pas eu droit au son. Ce n’est qu’au second passage qu’on a eu le son et l’image. Et les danseurs c’est pour le troisième passage ? lance Ethan. Ben oui, l’Arménienne Srbuk est seule sur scène avec veste et jupe courte noire et elle porte elle aussi, comme tant d’autres, de longues cuissardes. C’est la mode du cru 2019 visiblement. Pas d’effet visuel à part une vitre fêlée qui se brise mais sans le son donc ça tombe à plat. Les plans caméras sont loin d’être au point et ça tâtonne beaucoup. Depuis Amsterdam on savait que ne pas mettre de danseurs était une mauvaise idée et on en a eu la confirmation. Ce titre avait besoin d’une chorégraphie et de grands mecs bien bâtis et éventuellement torses nus pour l’accompagner. L’Arménie est bien mal barrée et une élimination se profile d’autant plus qu’ils n’auront pas nos douze points vu qu’on ne vote pas dans cette demie. C’est pas plus mal…

Srbuk

Sinon côté technique ça ne s’améliore pas. Il a fallu un élévateur pour tenter de changer le format de l’image 4/3 en 16/9 du vidéoprojecteur qui diffuse sur le grand écran de la salle de presse et plouf ils l’ont carrément éteint, forçant les journalistes à migrer sur les côtés pour voir les répétitions sur les quelques petits écrans de la salle. Mais il y en a peu, quatre ! Quand on vous dit que c’est spartiate ici ! Finalement ils ont trouvé le bon bouton du vidéo projecteur et après avoir diffusé l’Irlande à l’envers nous avons pu voir la Lettonie à l’endroit. Enfin !

Côté tickets, ici on brade mais seulement pour les habitants de Tel Aviv. Et les Eurofans et touristes sur place ? Ils devront sans doute attendre. Décidément c’est une habitude israélienne. Cela me rappelle la fin de la conférence de presse de Netta lorsqu’on avait demandé à la presse non israélienne de sortir. Vous allez me dire que je radote mais ça me reste en travers de la gorge…

Nadav Embon

En conférence de presse nous avons un nouvel animateur, Nadav Embon, très dynamique et professionnel. Avec lui pas de moments creux, il est efficace, a beaucoup de répartie et sait s’adapter à n’importe quelle situation imprévue. La conférence de presse est ainsi beaucoup plus agréable et fluide. Il adore donner un cour d’hébreux accéléré aux candidats en leur traduisant le titre de leur chanson en langue israélienne et en leur faisant répéter.

Sinon la matinée s’est poursuivie avec l’Irlande et une prestation colorée et fraîche, très années 50 ambiance snack bar Happy days mais version girly, puisque Sarah McTernan est sur scène avec deux copines. On passe un bon moment et on oublie l’Arménie.

Puis on s’endort avec la Lettonie et je ne sais pas comment les téléspectateurs vont tenir trois minutes sans s’assoupir. Caroussel a opté pour un format d’image 2,35, le format allongé technicolor des films américains des années 50 mais si ça passe pour les plans larges c’est moche pour les plans serrés.Vous avez sans doute deviné qu’il n’y a pas de chorégraphie et que le visuel est réduit au strict minimum avec quelques effets et la caméra qui tourne autour d’eux. En même temps il n’y a pas grand chose à faire d’autre. Ils sont quatre : la chanteuse avec un chapeau, le guitariste et ses cheveux longs, une contrebasse et le batteur. Mais les plans caméras sont plutôt centrés sur elle. Merci à François d’avoir assumé le shooting de la conférence de presse lettone où il s’est bien ennuyé me dit-il…

Pour la Suisse disons que ce fut une honnête prestation, chorégraphiée, avec des effets d’image, mais finalement classique. Rien d’extraordinaire. Luca Hänni a une belle gueule et accroche bien la caméra. Il est en noir avec débardeur et quatre danseurs, deux filles et deux garçons, en rouge. Les visuels alternent rouge, blanc et noir. C’est bien mais on est déçu. On attendait peut-être trop de la prestation suisse ? Pour résumer c’est un bon produit, mais un peu juste pour gagner. Beaucoup de monde pour la conférence de presse et puis ce garçon est très sympa et attachant alors ça passe tout seul. Et en réponse à une question de Farouk, il n’a jamais été question pour la Suisse de se retirer du Concours suite à ses mauvais résultats accumulés au cours des années. Ouf !

Passons au plagiat (visuel) de l’année avec la Moldavie qui a repris le concept de l’Ukraine en 2011 avec la chanteuse (habillée de blanc) et une paysagiste (la même qu’en 2011 on dirait) qui dessine sur une table des images avec du sable diffusées en fond d’écran.

Disons qu’au niveau images c’est plus coloré et réussi que l’Ukraine en 2011. Et puis à un moment la chanteuse rejoint la paysagiste donc communication entre les deux qu’on avait pas en 2011 Après la chanson qu’on aime ou qu’on aime pas ou on est lassé car on en a déjà entendu des centaines comme ça à l’Eurovision. C’est au choix.

Je n’ai pas vu la Roumanie mais on m’a dit que c’était similaire à la sélection nationale roumaine, alors j’ai rien loupé. Même prestation qu’en finale nationale mais en mieux pour le Danemark. Il y a toujours la chaise géante sur laquelle grimpe Leonora qui y retrouve deux copines et elles nous font le refrain de Love is forever comme les-meilleures-amies-du-monde sur un fond de ciel bleu avec arc en ciel. Puis les deux garçons (dont un en marinière) les rejoignent et on finit la chanson en se balançant ensemble en cadence. Trop mignon !

Ambiance hyper intimiste et sombre pour l’Autrichienne avec une première partie en noir et blanc. Elle est assise sur un grand tabouret et déroule sa chanson. La caméra tourne autour de Paenda avec les lumières qui donnent un effet 3D et on passe en couleur. Visuellement c’est très beau. Quand je vois le résultat je me dis que c’est comme ça qu’il fallait le faire. Si j’ai aimé la performance je n’ai pas trouvé l’artiste très avenante. Pas de vrai sourire avec les dents, pas de pouce levé et une attitude plutôt glaciale pendant un shooting qui visiblement lui déplaisait. Cocotte si t’aimes pas ça, faut pas faire l’Eurovision ! Nadav en a aussi été pour ses frais quand il s’est fait reprendre par une Paenda très pointilleuse. Il avait oublié de signaler que son album qui vient de sortir est le second. Quand elle aura la discographie des Rolling Stones on en rediscutera…

La Suède était calée depuis deux mois et bien ils ont trouvé le moyen de nous surprendre … en mieux ! Rien à dire c’est beau, c’est superbe, c’est magnifique. John Lundvik accroche tellement la caméra qu’elle a dû en tomber amoureuse. Avec ses quatre clones de Carole Fredericks en robe noire argentée, ils envoient. Çà s’appelle le talent. Les lumières et les visuels sont éclatants. 10/10.

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