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En direct de Tel Aviv : On a bien vu la Chypriote, mais on ne l’a pas entendue !

C’est donc ce samedi 4 mai qu’ont débuté les premières répétitions de l’Eurovision 2019. Un jour avant la date prévue, ce qui a pris la presse au dépourvu. C’est ainsi qu’aujourd’hui on était vraiment pas nombreux dans le centre de Presse à couvrir cette première journée de répétitions. Un centre de presse bizarre, divisé en trois bâtiments. Pavillon 11 : le centre de presse proprement dit, pavillon 12 : les bureaux de l’UER et du diffuseur KAN ainsi que les boxes pour les interviews et pavillon 13 : la salle des conférences de presse. Conséquence on va beaucoup marcher cette année.

Sacha Jean-Baptiste

Côté organisation ça tâtonne beaucoup. Ainsi à 10h pétantes nous avons pu voir la première répétition sur grand écran (mais pas sur les petits de la salle de presse), en format 4/3 pour une image d’origine en 16/9 et surtout sans le son. Pourtant de toutes les prestations c’est sans doute celle de Chypre qui nous a marqué le plus. Tamta est en body argenté avec un petit blouson de cuir, des jambières noires et quatre danseurs avec chapeaux de cowboy on a une prestation haute en couleur imaginée par la grande Sacha Jean-Baptiste.

Nous avons eu ensuite la prestation fraiche et colorée des Tchèques (avec le son cette fois) qui nous a semblé bien sympathique avec des effets visuels qui font penser vraiment à un clip vidéo. En conférence de presse, ils se sont vus offrir leur barre chocolatée (israélienne) préférée. Et ils ont filé à la plage où notre ami Ethan, d’eurovision69.com les a aperçu.

On se dit que ça partait bien et puis la suite est arrivée, avec la Finlande, ou comment se faire éliminer en trois minutes. Sans âme Darude et Sebastian accompagnés d’une danseuse qu’on voit également sur le visuel (en train de se noyer ?) nous ont ennuyé malgré un titre dansant. Le plus triste c’était leur conférence de presse. On était une dizaine à tout casser et personne n’a posé de questions, laissant l’animatrice ramer pour en trouver.

Justement l’animatrice de ces conférences de presse s’appelle Sivan Avrahami et elle adore poser des questions sur la carte postale tournée à Tel Aviv il y a quelques semaines par les artistes, ce qui permet d’entendre la fameuse réponse que Tel Aviv est jolie, les gens gentils et les artistes heureux d’y être. On a droit également à la question sur le slogan Dare to dream. Oui mon rêve est accompli car nous sommes à l’Eurovision ! ont répondu en choeur les Monténégrins. Sinon comme on est pas nombreux et qu’on ne veut pas que les artistes se retrouvent dans la situation de Darude, on se met en quatre et essayons de trouver des questions. Je m’y suis collé trois ou quatre fois.

Quant aux médias israéliens, la seule question qu’ils posent est politique et est liée aux roquettes tombées sur la ville. Vous êtes inquiets ? Gêne des artistes qui ne comprennent pas trop ce que l’on veut leur faire dire. Réponse attendue : Non je n’ai pas peur et je fais confiance à la sécurité israélienne.

Les quatre polonaises en costume traditionnel qui vire sur le rouge ont encore du boulot. Elles semblent totalement perdues sur la scène où elles peinent à trouver leurs marques. Et vocalement ça crie plus que ça ne chante.

Côté Slovénie, c’est Toi et moi contre le monde entier. Elle le regarde langoureusement, il ne la regarde pas, tout occupé sur son clavier et ils ne regardent ni le public ni la caméra. Bon. C’est un concours télé dirait notre camarade Ethan. On les a prévenus ?

Entretemps si le format des grands écrans n’avait pas changé, nous pouvions enfin voir dans le centre de presse les images sur les petits écrans et dans le bon format. Ouf !

Ensuite vint le Monténégro. Bon ben c’est très cul-cul la praline. Ils sont en blanc avec un petite touche de rouge sur la chemise ou l’écharpe. Ils se déplacent sur la scène, font des grands gestes de la main et serrent des poings. Bref ils en font trop.

Authenticité et simplicité pour le Hongrois Joci Pápai et c’est bien fait avec un visuel noir et des motifs (dont le visage de son père, la chanson lui rend hommage) jaune argent. On pense à Ukraine 2016 ou Azerbaïdjan 2011. Lui est en noir. Un prestation qui nous a convaincu.

On a terminée avec les deux beautés de ce Concours. La petite Biélorusse ZENA, 16 ans, qui nous propose une prestation honnête avec deux danseurs remplacés par deux danseuses puis retour des deux danseurs. Vocalement elle semble s’être retenue. Belle prestation pour la Serbe Nevena Božović également. Une jolie ballade balkanique qui pourrait bien se qualifier.

 

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Eurovision 2007, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 Destination Eurovision 2018