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Eurovision 2021 : La France confirme son statut de favori, mais elle n’est pas la seule !

Arrivés à 9h du matin, c’est après 21h que nous avons quitté le centre de presse de l’Ahoy, bien fatigués après une longue journée, riche en émotions.

Ce matin pas de test PCR, mais une grosse cote pour commencer notre journée : Malte. La seconde répétition de Destiny était meilleure que la première et résultat elle est repassée en tête des bookmakers dans la journée. Plus sobre et un peu plus couverte, elle propose une prestation qui est selon nous très efficace.

Nous avons poursuivi les secondes répétitions jusqu’en milieu d’après-midi avec un court break le midi. Après Malte, nous avons entamé la seconde demi-finale. Difficile de comparer avec ce que nous avons vu en début de semaine. En effet Fabrice et moi avons les yeux rivés sur les viseurs de nos appareils, donc sur la scène, et ainsi nous ne voyons pas comment la prestation est à l’écran. Mais on entend Stéphane Chiffre qui lit tous ses messages pendant les prestations et surveille les bookmakers comme le lait sur le feu. Vous pourrez même l’entendre dans les vidéos des répétitions que nous mettrons en ligne samedi 22 mai après la diffusion de la finale.

Mais de nos ressentis, et d’après ce que nous avons vu du spectacle, on a relevé les choses suivantes. Saint-Marin a remplacé les images religieuses du masque de Senhit en début de prestation. Visiblement ils veulent éviter toute polémique. La participation du rappeur Flo-Rida n’est toujours pas confirmée. Surprise, surprise…

L’Estonie est bien ennuyeuse et pour nous sa place en finale est compromise. Le Tchèque Benny Cristo est certes bien sympathique, mais sa prestation manque d’un « je ne sais quoi », peut-être plus d’énergie, et il faudrait que son « million de followers » se mobilise jeudi prochain s’il veut faire partie du show samedi 22 mai.

La Grèce c’est décidément très bien et elle devrait normalement faire partie du Top 3 de la seconde demi-finale. Quant au mystère des hommes invisibles, il est levé (voir photos). Autriche et Pologne forment le ventre mou de cette demie et on voit mal comment ils pourraient ne pas faire leurs valises jeudi prochain sur le coup de 23h.

La Moldavie réveille. C’est très sympa cette prestation que Natalia Gordienko démarre assise sur un trône constitué de ses danseurs. Et finalement ça nous met dans de bonnes dispositions pour ce qui a été pour nous la meilleure prestation de la journée et un redoutable postulant à la victoire : les Islandais Daði og Gagnamagnið. Plus je regarde, plus je me dis qu’on a là tout ce qui fait un gagnant. Le chef de délégation islandais, Felix Bergsson, m’a confié qu’après le cauchemar HATARI en 2019, il était très content avec  Daði et ses amis. Ils sont sympathiques et ne se prennent pas la tête. Et pas de risque qu’ils planquent un drapeau palestinien dans leur valise. Enfin la Serbie devrait soit faire partie des pays qui vont obtenir leur ticket pour la finale de justesse, ou de ceux qui vont la rater de peu.

Il était 16h passées quand brutalement nous avons vu la prestation de l’Italie apparaitre à l’écran, sans les vingt premières secondes de la chanson… Et Stéphane, qui n’arrêtait pas de nous demander toutes les cinq minutes « L’Italie est passée ?« , n’était pas dans la salle. C’est une prestation rock, assez efficace. Pas d’effet visuel particulier, mais le chanteur a du charisme et le final est fabuleux. Fabrice n’est pas emballé, et Stéphane non plus, sauf pour le final.

Fraiche, joyeuse, colorée, bref rafraîchissante avec de jolis effets de visuel, la prestation allemande reprend les éléments du clip et ça fonctionne très bien. Pas d’applaudissements dans la salle de presse, mais les gens étaient sans doute occupés. Ou ils attendaient la France ?
En attendant Barbara, le pays hôte, les Pays-Bas, a fait son apparition sur l’écran. Une jolie performance, très colorée, dans des rythmes soul et afro, avec un Jeangu qui vocalement est au point entouré de choristes et danseurs. Plaisant et applaudi. Logique quand on joue à domicile.

Mais place à Barbara Pravi qui, vous l’imaginez, était très attendue. Le silence s’est fait dans la salle de presse et notre représentante a réalisé une performance vraie et convaincante. Barbara vivait sa chanson. Habillée d’un bustier court et d’un pantalon noir, elle s’est appropriée la scène. Les effets de lumière ont été améliorés par rapport à la sélection nationale. Bref, premier essai réussi, comme en témoignent les nombreux applaudissements entendus dans la salle de presse. En conférence de presse, accompagnée de la cheffe de délégation Alexandra Redde-Amiel, Barbara est à l’aise, malgré un anglais hésitant, sachant toujours trouver la réponse juste aux questions qu’on lui pose, avec ce délicieux « french accent » que les anglophones adorent.

Pas évident pour l’anglais James Newman de suivre après ça. Il nous propose cependant une prestation honnête accompagné de danseurs vêtus de blanc, tandis qu’il est habillé en veste longue sombre et pantalon noir (ça amincit). Sur la scène sont disposées deux grandes trompettes de part et d’autre de James. La prestation est sympathique, mais pas assez marquante. A n’en pas douter le Royaume Uni devrait se retrouver en finale placé au début, là où la production a l’habitude de mettre les titres dont elle veut se débarrasser, ou entre deux titres forts.

On a failli rater la prestation espagnole et nous savons que nos collègues d’Eurovision69 nous en auraient voulu, mais pris dans le tourbillon de la conférence de presse de la France… Heureusement nous avons pu voir le deuxième passage. Blas Cantó nous a gratifié d’une jolie prestation avec un visuel représentant un ciel d’étoiles. Au dessus de lui est disposée une lune géante qui nous donne encore plus l’impression que Blas évolue dans les étoiles. C’est joli, mais pas assez pour sublimer ce titre qui ne suscite ici aucun engouement.

La fin de la journée était éprouvante et pas que pour nous. Il n’y avait vraiment pas beaucoup de monde pour la conférence de presse du Britannique et à peine plus pour l’Espagnol. Mais ce dernier a réussi à nous émouvoir. C’est un garçon très gentil qui mérite d’être connu. N’hésitez pas à écouter, si ce n’est pas encore fait, son grand succès de 2018 « Él no soy yo« . C’est superbe.

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Eurovision 2007, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 Destination Eurovision 2018