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Eurovision 2021 : La Grèce fait sensation !

Après un test Covid (encore le PCR, les serveurs pour les tests respiratoires sont saturés) négatif, nous avons pu profiter des répétitions individuelles des pays qui concourent dans la première partie de la seconde demi-finale.

C’est à 10h20 que nous avons pu découvrir la première répétition : celle de Saint-Marin. Senhit démarre sa prestation avec un masque extravagant sur lequel on distingue des images religieuses. Polémique en perspective et pas sûr que l’UER suive. Ensuite elle évolue sur une estrade tournante en forme de losange avec quatre danseurs habillés en short et chemises blanches et masqués comme Fantomas (idée piquée sur le clip de Barbara Pravi ?). Soucis : l’estrade est bien petite et tout le monde est bien serré. Résultat les danseurs ont du mal à se mouvoir et leurs gestes mécaniques sont en plus mal coordonnés. D’ailleurs, peut-on parler de danse, même quand tout le monde a quitté l’estrade et s’est avancé sur la scène ? S’il y a un chorégraphe qui a imaginé ça, il devrait être renvoyé illico parce que c’est raté. Tout tombe à plat, y compris le solo de rap. Même le visuel qui reprend les éléments du clip est brouillon. Bref comme nous dit Stéphane qui est juste arrivé la chanson est bien, c’est tout et il parle même de catastrophe. Saint-Marin n’est pas encore en finale…

Place au bogoss de ce concours, l’Estonien Uku Suviste, pantalon noir, chemise blanche col ouvert et nœud pap dénoué. Il évolue devant un visuel sombre où les tons bleus dominent, laissant apparaitre une lune blanche. Pas d’effet particulier, tout est axé sur sa belle gueule qui crève l’écran et son physique d’athlète. Et comme la chanson s’écoute bien ça peut fonctionner. Qu’est-ce qu’ils ont tous à fantasmer sur ce mec nous lance Stéphane, grincheux, ou jaloux ?

Prestation sympathique du Tchèque Benny Cristo, simple mais colorée et sans effet particulier. Benny, accompagné de quatre danseurs, deux filles et deux garçons en sportswear, est habillé d’une veste jaune à paillettes. Ça bouge modérément et petit à petit on s’avance sur la scène jusqu’à terminer sur le devant du caltwalk. Bref, on est dans un style urbain actuel plutôt gentil, qui n’effraiera pas les mamies. On dit oui à Benny qui nous est apparu en conférence de presse dans un magnifique costume très coloré qui a beaucoup plu à Stéphane qui lui a demandé l’adresse de son tailleur.

Autant vous le dire tout de suite, la Grèce c’est très bien. Habillée d’une combinaison violette à paillettes Stefania évolue devant un visuel urbain entourée de quatre danseurs habillés de blanc avec des effets qui les rendent invisibles à l’image. C’est très bien fait et visuellement parfait. Elle nous emmène tous dans son visuel, avant de terminer de manière plus classique sur la scène avec ses danseurs visibles cette fois. Vocalement, rien à dire elle est au point. Une des meilleures répétitions depuis que nous sommes ici.

L’Autriche présente une prestation propre pour laquelle Vincent propose une interprétation correcte sans trop en faire. On est dans la simplicité avec quelques effets de lumière sans plus. Mais était-il nécessaire d’en faire plus ? Sans doute pas. Après cette ballade à l’ancienne, soit on la savoure, soit on en profite pour faire la pause pipi. Perso je vais savourer, et Stéphane ira pisser car ça lui rappelle trop l’Eurovision des années 90, quand il était jeune.

Pour la Pologne, nous devons avouer qu’on n’attendait rien de ce titre recalé au Mélodifestivalen. RAFAŁ en costume noir propose évidemment une prestation dansée avec 4 danseurs habillés en blanc et agitant des lumières, qu’il interprète en partie avec des lunettes noires sur le nez. Vocalement c’est très moyen au point qu’on se demande si c’est lui qu’on entend ou les chœurs enregistrés, sauf sur les fausses notes, là on est sûr que c’est lui. Il tente un effet en bougeant la caméra. Bof. On est encore dans une ambiance de couleurs bleues et roses ce qui agace de plus en plus notre camarade Stéphane, bien ronchon en ce début d’après-midi.

 

Philipp Kirkorov

Place à la Moldavie, pour une prestation évidemment dansée, avec quatre danseurs virevoltant autour de Natalia Gordienko. On retrouve la chorégraphie et l’esprit du clip dans une ambiance évidemment très rose bonbon. C’est bien, c’est propre, c’est Kirkorov. On parle bien sûr de Philipp Kirkorov, le représentant russe de 1995, devenu depuis l’un des pontes de la délégation russe, puis de la délégation moldave. Et pour nous c’est une icône, on l’adore !

Je vous le dis tout de suite, je n’aime pas la chanson islandaise, mais force est de constater que malgré leur horrible pull-over vert et leur look improbable ça fonctionne. C’est accrocheur dès les premières secondes. Il y a une choré, des effets drôles, bref Daði og Gagnamagnið nous embarquent dans leur univers baba-cool et geek et leurs musiques électro-funk des années 80. Efficace et candidat à la victoire suprême.

La journée s’est terminée avec la Serbie, et le trio Hurricane. Pas besoins de danseurs, le trio se suffit à lui-même. Les trois demoiselles habillées de robes courtes argentées s’approprient la scène. Niveau danse c’est bien, et niveau voix aussi. La Serbie est prête. Le centre de presse a bien réagi, mais bon, il est le cœur de cible…

 

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Eurovision 2007, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 Destination Eurovision 2018