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Eurovision 2021 : La Suisse tient sa position !

La nuit porte conseil et les parieurs ne savent plus où donner de la tête. Le Top 4 des bookmakers France-Malte-Suisse-Italie a vu débouler l’Islande et s’est transformé en Top 5. Les Nordiques sont passés ainsi de 4% à 9%, talonnant désormais les Italiens. Comme nous vous le disions hier, les cartes sont rebattues.

Pas de test Covid ce matin, et au programme fin des répétitions des derniers participants de la seconde demi-finale.

Toute la prestation géorgienne est centrée autour de Tornike Kipiani, habillé en pantalon noir et chemise blanche col ouvert. Il y a des effets de lumière, notamment quand le texte de la chanson est diffusé sur lui. Sinon le titre est lent, bien lent, trop lent ? Stéphane aime, moi je m’ennuie et Fabrice est allé fumé une clope.

Superbe prestation albanaise. Anxhela Peristeri est toute seule sur cette grande scène, mais on ne voit qu’elle. Elle a une présence incroyable. En une minute le Géorgien est oublié. Habillée d’une courte robe argentée, elle évolue devant un visuel projetant de magnifiques fumées rouges et bleues. Explosions et tornades de fumée nous en mettent plein la vue et spots de lumière quand il faut. Réussi. Et très applaudi.

Le Portugal nous propose une prestation très classe. On débute en noir-et-blanc et on bascule en couleur dans les tons bleus. Sobre mais ça en jette. Avec le visuel on a l’impression que le groupe évolue au milieu d’un orchestre et l’effet d’incrustation d’image le long du caltwalk quand le chanteur s’avance le long de la scène est superbe. Les jurys vont adorer et le public ne sera peut-être pas insensible à ce moment enchanteur. À noter qu’en conférence de presse ils ont dit beaucoup aimer la chanson de Barbara Pravi. Ils sont décidément bien ces Portugais !

Belles lumières et joli visuel pour la Bulgare VICTORIA. Elle évolue sous un ciel étoilé assise sur une petite falaise qui émerge de l’océan. Par ailleurs vocalement la petite tient bien la note. Mais pour certains c’est un peu trop mou. Bref, avis mitigé.

Après la pause, place aux Finlandais Blind Channel. Bon ben c’est une prestation rock. On a le package sans effet de scène particulier. Ça réveille un peu dans cette partie très molle de la demi-finale. Pour Fabrice ils méritent d’aller en finale. De mon côté, s’ils n’y sont pas je m’en remettrai sans problème. Quand on leur parle de Lordi, les petits considèrent que c’est du vieux hard rock, celui de papa. Ils estiment que ce qu’ils proposent est plus moderne et plus actuel. Ils ont un peu le melon nos Finlandais.

Petit soucis technique avec la Lettonie. On a vu son premier essai sans le son. Et quand le second essai, avec son, a été diffusé, on a réalisé que c’était meilleur sans le son… Elle est habillée d’une robe verte, c’est déjà mauvais signe, accompagnée de trois danseuses, et les quatre de nous faire les oreilles de lapin comme Chantal Goya au bon temps du Lapin qui a tué un chasseur. On ne voit pas comment cette chanson pourrait être bien accueillie que ce soit par le public ou les jurys, même si Samanta tente de nous prouver qu’elle sait chanter. Son visuel kaléidoscope ne la sauvera pas de l’élimination. Mais ça prépare psychologiquement à la Suisse.

Justement la Suisse. Habillé d’un pantalon noir et d’une chemise ample noire à traits argentés, Gjon’s Tears apparait sur une estrade surmontée d’une sorte d’arche blanche. La prestation est très suédoise, avec beaucoup de plans sur Gjon en plan serré, moyen ou large, avec des effets plutôt jolis sur le visuel de fond, le tout dans une ambiance noire et blanche. Gjon effectue par ailleurs quelques mouvements chorégraphiés en se déplaçant sur son estrade. Vocalement il est bon. Par contre la mise en scène surprend. C’est très Sacha, mais la multitude de plans nécessite une coordination parfaite de la technique. C’était raté au premier essai, et ça s’est amélioré au second. Si quelqu’un doit travailler son sujet, c’est surtout la production. ¼ de seconde de retard risque de faire tout foirer. La prestation n’a pas déchaîné l’enthousiasme de la salle, il y a eu juste quelques applaudissements polis.

On a terminé la journée avec le Danemark et son retour vers le futur dans les années 80, justement à l’époque où Marty McFly était lycéen. La prestation est en gros la même que celle de la sélection nationale, avec des couleurs roses et bleues qui dominent. Plus je l’écoute, plus je l’apprécie, comme Stéphane, mais nous avons été les seuls à applaudir, même si les gens semblaient contents d’écouter le titre. Ça leur rappelle sans doute leur jeunesse.

 

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Eurovision 2007, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 Destination Eurovision 2018