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Eurovision 2021 : Les parieurs ne savent plus où donner de la tête !

Jour 7 déjà, avec au programme de la journée les secondes répétitions des huit derniers pays en compétition dans la deuxième demi-finale. Bref au programme pas grand chose d’intéressant à part une grosse cote : la Suisse.
Mais la fatigue commence à se faire sentir. Hier c’est après minuit que nous avons publié notre article du jour et le matin le réveil a dû sonner à 6h45, car il a fallu passer notre quatrième Test Covid. Pour la première fois j’ai réussi le test respiratoire, donc pas de cotons tiges pour moi. Fabrice lui en a marre du respiratoire et il est allé directement sur le PCR. Négatifs tous les deux, accréditations réactivées pour 48h.

Vu le début du programme, il n’y avait pas foule pour débuter ces secondes répétitions. Nous avons commencé par la ballade géorgienne You, mortellement ennuyeuse malgré la voix impeccable de Tornike Kipiani. Mais pourquoi celui-ci, dont l’univers musical est rock, et dont la proposition de l’an passé Take Me as I Am avait tout pour plaire et collait à ce qu’il fait habituellement, s’est-il lancé dans ce titre encore plus lent qu’un escargot ? On ne donne pas cher de sa peau jeudi prochain et on imagine qu’il sera dans le premier vol Rotterdam-Tbilissi le vendredi matin.

Heureusement, l’Albanaise Anxhela Peristeri nous a réveillés avec son titre typiquement balkanique Karma. Sa prestation énergique nous plait et même si elle est bien bas chez les bookmakers, nous pensons qu’elle a ses chances pour décrocher son ticket pour la finale.

Ce fut ensuite le tour du Portugal, avec une prestation impeccable de The Black Mamba. C’est vraiment magnifique. Il nous semble évident que les jurys vont fondre pour ce titre qui remonte aux origines du blues et du funk. Avec quelques points en plus du télévote, pourvu qu’un minimum de Portugais se mobilise aux quatre coins du continent, les Black Mamba devraient récolter ce qu’il faut pour être au programme de la finale le 22 mai.

La quatrième à répéter ce matin, était la jeune Bulgare Victoria, avec une prestation toute en douceur qui plait énormément. Fabrice estime qu’elle va produire son effet sur les jurys et les téléspectateurs. Pour son grand retour à l’Eurovision, la Bulgarie pourrait ainsi revenir à son niveau de 2016 et 2017.

Enfin, juste avant le break, les Finlandais Blind Channel ont déboulé sur la scène pour nous mettre un peu de « rock violent » dans la vue. Ils sont impossibles à photographier. Ca saute, ça crie, ça s’excite et moi le pack complet me fatigue. Mais ils sont très appréciés ici et personne ne doute qu’ils seront en finale. Il faut dire que vu d’où nous sommes, les gros plans sont très compliqués à faire, et c’est munis d’énormes objectifs que certains photographes tentent de réaliser leurs photos.

Petit break d’une heure avant la reprise, avec la Lettonie. Bon ben, dans la salle c’est encore pire que sur écran. Quand le morceau démarre, on a même l’impression que l’instrumental bugue. Comment Samanta Tina, qui nous a proposé des titres plutôt agréables dans les sélections lettones des années 2010 (comme le très réussi I need a hero en 2013) a-t-elle pu proposer ce machin ? C’est insupportable du début à la fin. Un vrai naufrage musical. Et la dernière place de la demie en perspective pour Samanta.

Sachant que la présentation compte énormément pour la prestation de Tout l’Univers du Suisse Gjon’s Tears, nous ne sommes pas capables de vous dire si ça fonctionne mieux sur écran, puisque nous ne l’avons vu que sur la scène, à travers les viseurs de nos appareils. Autour de nous les avis sont mitigés. La mise en scène de Sacha Jean-Baptise déroute. Trop sophistiquée pour certains, trop compliquée pour d’autres. Certains de nos collègues journalistes trouvent qu’elle dessert le morceau. D’autres critiquent la tenue du jeune Suisse. Mais il n’en demeure pas moins que sa chanson est très efficace et que vocalement Gjon est au point. Donc, rien que pour ça, il figure toujours dans les favoris de cette édition.

Enfin, nous avons terminé par le plaisir coupable des journalistes présents à Rotterdam, le Danemark et le duo Fyr & Flamme. Il n’est pas certain que les téléspectateurs et les jurys soient aussi indulgents que la presse pour ce morceau tout droit sorti des années 80. Mais qui sait ?

Chez les bookmakers, les premières répétitions du Big 5 et les secondes répétitions des autres concurrents ont fait bouger les lignes. Devancée par Malte hier après-midi, la France a repris la tête avec 20% de chances de victoire. La Maltaise Destiny a dégringolé à la 3ème place avec 14%, se laissant dépasser par les Italiens Måneskin qui sont à 17%.
Quatrième avec 9%, l’Islande progresse doucement mais sûrement, tout comme la Bulgarie, cinquième avec 7%, tandis que la Suisse tombe à la sixième place avec 6%. Chypre, Ukraine, Lituanie et Grèce complètent logiquement le Top 10 des Bookmakers, dont la Suède vient de se faire sortir. Fabrice et moi pensons d’ailleurs que si la Suède continue ainsi, ça pourrait très mal se passer pour elle mardi prochain.
Évidemment Stéphane suit tout ça avec assiduité et nous annonce les moindres évolutions des cotes. Autour de nous beaucoup de monde nous prédit une victoire française (ils ont tellement envie de venir à Paris !) et le bureau de Stéphane est en train de devenir « the place to be » dans la salle de presse.

Demain, Olivier vient renforcer l’équipe et des interviews se préparent. N’hésitez pas à nous suivre. Une chose semble désormais certaine : l’édition 2021 va être très ouverte. Tant mieux, cette incertitude nous promet un final de cérémonie des votes explosif.

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Eurovision 2007, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 Destination Eurovision 2018