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Eurovision in Concert 2019 : Suisse, Pays-Bas, Islande, Norvège et Espagne marquent les esprits !

La grande saison des pré-parties de l’Eurovision 2019 a débuté en fanfare avec la manifestation la plus importante (en terme d’artistes présents) Eurovision in Concert qui avait lieu à l’AFAS Live d’Amsterdam le samedi 6 avril. Mais avant la presse était conviée à des échanges avec les artistes en début d’après-midi pendant que ceux-ci effectuaient leur répétition. eurovision-france.fr ne pouvait évidemment pas manquer cet événement et nous avons ainsi pu faire connaissance avec une bonne partie d’entre eux. Et nous sommes sous le charme, car ils sont tous très avenants et extrêmement sympathiques.

C’est la nouvelle maire d’Amsterdam, aux Pays-Bas on dit bourgmestre, qui a souhaité la bienvenue aux 28 artistes de l’édition 2019 qui avaient fait le déplacement dans la capitale néerlandaise. Femke Halsema n’a pas manqué de souligner, en souhaitant bonne chance à tous les artistes, que cette année les Pays-Bas étant favoris, la ville était prête à accueillir le Concours l’an prochain. D’ailleurs parmi l’équipe organisatrice emmenée par René Romkes il y a une grande excitation de voir leur pays en tête des bookmakers. C’est absolument incroyable nous confiait René Romkes qui avoue ne pas savoir comment réagiraient les Hollandais à une victoire, leur dernière datant de 1975, avec Teach In et Ding a dong. Getty Kaspers, chanteuse du groupe était d’ailleurs présente, car venue faire la promotion de ses mémoires qui viennent de paraître (en néerlandais uniquement).

Opération Hatari nous avait lancé Fabrice qui était l’un des premiers dans la file d’attendre pour pouvoir partager quelques moments avec les surréalistes représentants islandais. La longueur des files d’attente était bien sûr fonction de leur statut de favori ou de leur notoriété. Il y avait ainsi beaucoup d’attente pour avoir le privilège d’échanger avec le Suisse Luca Hänni, l’Espagnol Miki ou l’Australienne Kate Miller-Heidke, sans oublier évidemment le Hollandais Duncan Laurence, qui en plus d’être favori faisait office d’hôte de l’événement. D’autres étaient plus facilement accessible comme la Serbe Nevena Božović ou l’Irlandaise Sarah McTernan.

Au bout de deux heures il a fallu laisser les artistes et c’est avec regret que les membres de la presse se sont dirigés vers la sortie. Mais ils sont revenus très vite pour intégrer la très longue file d’attente pour le spectacle du soir. Certains spectateurs attendaient depuis le matin. Un stand avait été installé devant l’AFAS Live pour protester contre l’organisation du Concours en Israël et appeler au boycott. L’AFAS a ouvert ses portes vers 18h30.

Avant le début du spectacle prévu pour 20h nous avons eu droit à une petite mise en bouche avec une première partie 100% néerlandaise. Les organisateurs avaient ressorti des placards Sieneke venue interpréter sa chanson culte de 2010 Ik ben verliefd (Shalalie) qui avait échoué à se qualifier pour la finale à Oslo, mais qui fait aujourd’hui partie des playlists indispensables aux soirées arrosées et aux troisièmes mi-temps de football. Puis ce fut le tour de Justine Pelmelay venue interpréter sa chanson de 1989 Blijf zoals je bent quinzième à Lausanne puis un medley des grands succès de l’Eurovision : Ding a Dong, Making your mind up, Waterloo, the best ever song selon Justine, puis Puppet on a string, Hallelujah et Let it swing. Enfin nous avons vu le retour de Rosina Louwaars, membre du groupe Harmony représentant les Pays-Bas en 1978 à Paris avec ‘t is OK.

A 20h pétantes place au plat principal (dessert compris) avec l’arrivée sur scène de Marlayne, la représentante hollandaise de 1999 à Jérusalem qui a ouvert le show avec One Good Reason qui a terminé huitième cette année-là et qui reste l’un des meilleurs résultats des Pays-Bas au Concours depuis vingt ans, comme le souligna Cornald Mass, l’inamovible présentateur du spectacle qui officiait cette année en duo avec Marlayne et qui ne manqua pas de noter la défection de dernière minute de Bilal Hassani notre représentant. Les eurofans européens ont peu goûté cette absence, la première d’un représentant français depuis 2011.

On fêtait les vingt ans du Concours de Lisbonne, alors quoi de plus logique que d’inviter Dana International, lauréate du Concours 1998, qui avait remis cette année-là le trophée à Charlotte Nilsson. Si Dana avait conservé sa voix de l’époque c’est probablement parce qu’elle chantait en playback. On aurait préféré un live, même avec des fausses notes…

Fort heureusement le premier artiste de l’édition 2019 à présenter sa chanson au public, l’israélien Kobi Marimi, chantait bien en live et il avait de la voix. Sa prestation fut magnifique et idéale pour débuter le spectacle. Lui ont succédé sur scène la Moldave Anna Odobescu, l’Arménienne Srbuk, le Géorgien Oto Nemsadze, le duo allemand S!sters, la Roumaine Ester Peony, le Britannique Michael Rice, la Grecque Katerine Duska, les Polonaises Tulia, les Finlandais Darude et Sebastian Rejman, l’Australienne Kate Miller-Heidke, le jeune Belge Eliot, la Serbe Nevena Božović et l’Espagnol Miki. Que retenir de cette première partie ? C’est qu’elle fut un peu molle. Fort heureusement le très énergique et sympathique Miki nous a réveillés et a enfin mis l’ambiance qui manquait dans l’AFAS qui a dansé avec ardeur sur La venda. Ce fut probablement la première sensation de la soirée qui nous laisse penser que Miki devrait bien marcher au télévote. On a bien aimé les vocalises lyriques de l’Australienne, la sincérité et la voix du Britannique et le talent prometteur du jeune Belge. On a moins aimé la prestation de l’Arménienne complètement perdue sur scène et aux antipodes de ce qu’on a découvert dans son clip. On a trouvé la Serbe bien mal coiffée et on se demande si le coiffeur de Louisa Baileche (France 2003) n’est pas de retour et exerce désormais du côté de Belgrade. On a enfin été déçu par le live de la Grecque, bien en deçà de la version studio.

À noter que chaque prestation disposait d’un visuel, souvent inspiré du vidéoclip. Les prestations avaient ainsi un certain cachet et on avait vraiment le sentiment d’assister à un vrai Eurovision. Manquaient des danseurs et une mise en scène, mais il est évident que les artistes gardent ça pour Tel Aviv. L’AFAS était rempli et le public estimé à plus de 5000 personnes enthousiastes.

Après l’entracte, place à la seconde partie qui a débuté avec l’arrivée sur scène de la grande Nicole, lauréate du Concours en 1982 pour l’Allemagne, avec Ein bißchen Frieden qui nous a ensuite proposé un medley Eurovision des standards du Concours, mais en allemand. Euphoria dans la langue Goethe ça change !

Puis ce fut au tours de la seconde moitié des artistes de l’Eurovision 2019 : les Tchèques Lake Malawi, l’Autrichienne PÆNDA, le Hongrois Joci Pápai, la Danoise Leonora, les Islandais Hatari suivis par les Monténégrins D mol (Bonjour le contraste des styles !), puis la Biélorusse ZENA, les Norvégiens KEiiNO, le Lituanien Jurij Veklenko (qui a des faux airs du Néerlandais Waylon), le San Marinais Serhat, l’Albanaise Jonida Maliqi, l’Irlandaise Sarah McTernan et enfin (on garde toujours le meilleur pour la fin) le Suisse Luca Hänni et le Néerlandais Duncan Laurence. On a trouvé la (très attendue) prestation islandaise accrocheuse et haute en couleur, tout comme la prestation des Norvégiens qui ont suscité l’enthousiasme du public. Bien évidemment ce fut un gros succès et la confirmation de leur statut de favoris pour le Suisse et le Hollandais. Luca Hänni fut le seul à esquisser un pas de dance ce qui nous conforte dans l’idée que sa prestation à Tel Aviv sera très chorégraphiée et probablement inspirée du clip. Grosse déception en revanche pour l’Autrichienne qui murmurait tellement son texte qu’on arrivait à peine à la comprendre, la Danoise qui était parait-il malade (c’est une explication) et qui a oublié son texte, et Serhat qui a complètement raté sa prestation qui fut sans doute la plus calamiteuse de la soirée.

Pour le final tous les artistes furent rappelés sur scène et c’est avec Making your mind up en fond sonore que la soirée s’est terminée, le public se dirigeant vers la sortie ou vers l’afterparty.

Avec les Français présents sur place nous avons évidemment débriefé : Suisse, Espagne, Norvège, Islande et Pays-Bas sont les pays qui nous semblent le plus en capacité de faire un bon Eurovision. Félicitations à toute l’équipe organisatrice, avec René, Eric et tous les autres, pour cette magnifique soirée. On a hâte de découvrir Eurovision in Concert 2020 !

 

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Eurovision 2007, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 Destination Eurovision 2018