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La London Eurovision Party 2019 était Amazing !

Londres, ou plutôt toute l’équipe emmenée par Russel Davies, a mis le paquet pour la London Eurovision Party 2019. La seconde grosse pre-party de l’année a été un très grand succès. 25 artistes avaient accepté l’invitation à se produire sur la scène du Café de Paris, ici on dit Cafèèèè de Paaaris. Un zeste de France dans un endroit typically bristish.

Tout a commencé l’après-midi pour un Meet and Greet entre la presse et les artistes, à deux pas du Café de Paris, sur Leicester Square. Parfois quelques-uns s’éclipsaient pour leur soundcheck, une ultime répétition pour bien caler les paramètres son de la table de mixage ainsi que les lumières. Instants conviviaux où l’on retrouvait nos collègues des grands webmedias Eurovision, Wiwibloggs bien sûr, mais aussi ESCKaz et une vingtaine d’autres. La BBC avait droit de son côté à un espace privé où se succédaient les artistes qui y enchaînaient une interview par un petit garçon habillé comme dans les collèges anglais huppés (il lui manquait le calot sur la tête), des messages pour les réseaux sociaux de la chaîne, et une séance de dégustation de mets anglais, gelée comprise.

Nous en avons profité pour enrichir notre collection des pouces levés, gimmick de notre site : Thumbs up please ! Notre camarade Fabien Randanne de 20 minutes était également présent et, muni de son dictaphone, était en quête d’interviews des favoris. En ligne de mire le Néerlandais Duncan Laurence, l’Italien Mahmood et le Suédois John Lundvick. Opération réussie pour Fabien ! On a hâte de découvrir ses interviews prochainement dans 20 Minutes. Stéphane Chiffre, président d’OGAE France, était également présent et faisait la navette entre de Café de Paris, où il suivait les répétitions et Leicester Square.

J’ai pu par ailleurs discuter de manière informelle avec l’Espagnol Miki. Très intéressant ce jeune garçon qui parle un peu français, une partie de sa famille résidant à Toulouse, où, étant républicains espagnols, ils se sont installés pour fuir le franquisme.
Bilal Hassani était très demandé et les médias se sont littéralement rués sur lui. Mais il a répondu patiemment à toutes les sollicitations ce qui est facile pour lui puisqu’il parle parfaitement l’anglais. Il est suivi comme son ombre par Camille Barbé, qui filme toute son aventure Eurovision qui sera présentée dans un documentaire prochainement diffusé sur France 4 le 17 mai prochain puis sur France 2 dans l’après-midi du 18 mai avant la finale. On a hâte de le découvrir. Steven Clerima, notre chef de délégation, accompagnait Bilal et sa maman Amina.

Pendant trois heures chacun a pu converser avec les artistes. Certains se sont installés sur le balcon où il fallait mettre une petite laine, car il faisait frisquet en ce milieu d’avril, mais heureusement il y avait le soleil. J’ai ensuite pris un en-cas avec Stéphane et nous avons convergé vers le café de Paris un peu moins d’une heure avant le début des opérations prévu pour 19h.

La scène du café de Paris est petite, pas très haute et très vite le public s’est agglutiné autour. J’en profite pour maudire sur dix générations (même si je pense qu’il y a peu de chances pour qu’il fasse souche) le grand blond de deux mètres qui s’est mis devant pile en face de la scène agitant ses (très grands) bras et pourrissant nos photos et nos vidéos toute la soirée. Et j’ai une pensée pour les malheureux qui se trouvaient derrière lui et qui n’ont pas dû voir grand-chose si ce n’est sa tête blonde que comme bon descendant de révolutionnaire français j’aurais bien coupé, les bras avec !

Comme l’an passé la soirée est présenté par Nicki French et Paddy O’Connell. Nicki, la représentante britannique à l’Eurovision 2001, Mon premier Eurovision m’a glissé à l’oreille Stéphane Chiffre avec un brin de nostalgie, a passé toute sa soirée à changer de tenue et je pense que nous avons eu droit à la totalité de sa garde-robe en l’espace de trois heures. Sa spécialité est aussi de faire de gros hugs aux artistes avant qu’ils ne quittent la scène mais j’ai l’impression que ça concerne essentiellement les artistes masculins plutôt costauds. Quelle coquine cette Nicki ! Quoi qu’il en soit le duo est dynamique, drôle (humour anglais oblige) et fonctionne bien et c’est là l’essentiel.

Contrairement à Eurovision In Concert, à la London Eurovision Party les artistes ont la possibilité de chanter une, deux, voire trois chansons. Certains proposent en plus de leur chanson Eurovision, une reprise d’une chanson (Eurovision évidemment) ou leur dernier single.

C’est SuRie la représentante britannique de l’an passé qui a ouvert le show. Celle qui a impressionné par son sang froid sur la scène de Lisbonne l’an passé au moment où elle avait été agressée, nous a interprété une très jolie reprise de Rise like a phoenix puis son titre de 2018, Storm. Magdalena Tul, représentante de la Pologne en 2011, accompagnée d’un guitariste et de deux choristes (qui étaient présents avec elle à Düsseldorf) a d’abord interprété Jetsem puis son single Va banque et enfin To nie ja, la chanson polonaise de 1994, seconde à Dublin.

Place ensuite à Holly Tandy qui avait participé à la sélection britannique Eurovision You Decide et qui a chanté Before he cheats suivi de Bigger than us la chanson de Michael Rice, qui était aussi la sienne sur la sélection britannique. Le duo macédonien Eye Cue lui a succédé sur scène et a enchainé Lost and found, qui avait échoué à se qualifier en finale de l’Eurovision l’an passé (et on se demande encore pourquoi car cette chanson est vraiment chouette), leur dernier single Dancin’et la reprise de Monsters de la finlandaise Saara Aalto qui avait enchanté le public l’an passé.
Nicki et Paddy ont ensuite donné la parole à Alastair Rendall, le président d’OGAE-UK, l’un des plus grands fans clubs, avec plus de 1700 membres ! Il a annoncé la Suédoise Anna Bengendhal qui a enchainé son titre de l’Eurovision 2010 This is my life et sa chanson du Melodifestivalen de cette année Ashes to ashes.

Après ces moments vintage, place à l’édition 2019 avec deux gros morceaux : le jeune Belge Eliot qui a demandé au public de lever le poing avec lui pendant le refrain de son Wake up, puis le très sympathique Miki qui a d’abord chanté Spain prefiero qu’il avait déjà interprété durant Operación Triunfo avant de faire chavirer tout le Café de Paris avec La venda dont on se dit de plus en plus qu’il pourrait créer la surprise à Tel Aviv. N’hésitez pas à voir ça en vidéo sur notre site YouTube. La première partie s’est ainsi achevée en beauté !

La seconde partie a repris de manière tout aussi flamboyante avec les Tchèques Lake Malawi et le très électro Friend of a friend suivi de leur single Paris, un morceau dansant superbe qui en plus fait référence à notre capitale, alors courrez le découvrir. On reste dans les pays de l’Est avec ensuite les discrets Lettons Caroussel et le très doux That night. Puis place à la pétulante Nicki French avec Go, pas le titre britannique de 1988, mais l’adaptation anglaise de Si la chanson italienne de 1974, chantée à l’origine par Gigliola Cinquetti, My best song of Eurovision a précisé Nicky dont on soupçonne qu’elle le dit de chaque chanson de l’Eurovision qu’elle reprend.

Nicki a sans doute été ravie car le très beau gosse Estonien Victor Crone lui a succédé sur scène et a fait danser toute la salle avec Storm. L’occasion de lui faire un gros hug ? Puis c’est l’instant girly de ce spectacle avec le quatuor polonais Tulia et Fire of love, l’Irlandaise Sarah MacTernan avec 22 (ou plutôt 21 car à cause d’un chat dans la gorge elle a loupé quelques mots), et la Danoise Leonora, son désormais célèbre bonnet rouge sur la tête, qui a fait reprendre par toute l’assistance, conquise, le refrain de son bucolique Love is forever.

Place au trio norvégien KEiiNO, qui a d’abord fait danser tout le café de Paris avec le très attendu Spirit in the sky avant de proposer son adaptation, à la mode nordique, du titre de Lady Gaga, Shallow.
On est resté dans l’ethnique, mais avec un changement de style, avec Ktheju Tokes, la chanson de l’Albanaise Jonida Maliqi, avant l’arrivée d’un autre favoris, le Suédois Jon Lundvik, qui a interprété My turn, sa chanson du Melodifestivalen de l’an dernier, puis l’extraordinaire Too late for love repris en cœur par tout le public. La seconde partie se terminait en beauté pendant que John muni de son téléphone enregistrait sur la scène un live twitter ou instagram pour ses fans. Mais le meilleur était à venir !

En effet, une fois le second break achevé, ambiance clubbing avec Darude et Sebastian Rejman. Darude jouait le rôle de faire valoir et s’amusait à communiquer avec le public au moyen d’une tablette qui faisait office d’ardoise pendant que Sebastian interprétait Superman puis Look away. Changement complet d’ambiance avec l’Autrichienne PAENDA et son délicat Limits qui nous a ensuite fait découvrir Love myself , un extrait de son nouvel album.

Il est temps pour Bilal Hassani d’entrer sur scène, mais avant Paddy a tenu à présenter Amina, la maman de Bilal, au public qui l’a chaleureusement applaudie. Bilal nous a interprété sereinement Roi et Jaloux extrait de son album à paraître le 26 avril prochain. Après la France, sa sœur latine l’Italie et le très ombrageux Mahmood, qui après Remo a déroulé son Soldi déclenchant le bonheur du public ravi de taper dans ses mains avec lui au moment du refrain. On est en plein dans la séquence mecs du show (avec un paquet de hugs en perspective pour Nicki) puisque c’est ensuite à un autre favori du Concours, le Néerlandais Duncan Laurence, de prendre place sur la scène. Le Café de Paris, toujours bruyant et indiscipliné, s’est soudain tu pour écouter le magnifique Arcade, toujours en tête des bookmakers à ce jour. Puis le grand Jurij Veklenko lui a succédé sur scène avec le très pop Run with the lions. Comme le veut la tradition c’est à celui qui fait office d’hôte  de clore le spectacle. Introduit par Scott et Jade, Michael Rice est monté sur scène et a interprété Churchpuis magnifiquement Bigger than us pour le plus grand bonheur du public qui lui était acquis à 100%.

Après un peu moins de quatre heures de spectacle, entrecoupé de deux breaks de dix minutes, il est temps pour Paddy et Nicki de saluer et de remercier l’assistance. Mais Nicky French ne va pas s’en tirer comme ça aussi vite. Pour prix de tous ses hugs on attendait qu’elle nous chante le désormais culte et kitch Don’t play that song again avec lequel elle avait défendu les couleurs du Royaume Uni à Copenhague en 2001. Ça a permis de lancer la soirée dansante qui suivait le spectacle où toute l’assistance s’est déhanchée au rythme des grands succès de l’Eurovision. Et qui avait-on vu sur scène en train de danser avec beaucoup d’entrain sur l’air de J’ai cherché ou de Fuego ? Bilal Hassani ! Il va vouloir rester jusqu’à la fin a lâché Amina à Stéphane Chiffre. À la différence d’Angélina à Minsk, Papa Steven va avoir du mal à mettre son Bilal au lit tôt à Tel Aviv. On lui conseille de regarder Mary Poppins pour voir comment gérer notre jeune et dynamique représentant.
Pour moi pas de soirée dansante. Je suis resté une demi-heure puis me suis dirigé, à regret, vers la sortie. Au taquet depuis 13h il me fallait prendre un peu de repos car le TGV du lendemain matin m’attendait.

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Eurovision 2007, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 Destination Eurovision 2018